American Horror Story
On ne compte plus le nombre de films qui ont mis en scène de vieilles maisons aux pouvoirs occultes: Amityville, La Maison du Diable, Les Autres, Shining, Hantise, Les Messagers, etc. Mais Ryan Murphy, connu pour être le créateur de Nip Tuck et co-créateur de Glee (?!), s’est tout de même lancé comme défi de revisiter le mythe de la maison hantée avec American Horror Story, la série incontournable de l’automne.
Depuis son lancement, la série fait d’entrée un carton auprès du grand public, et il faut dire que la promo agressive mise en place plusieurs semaines avant la diffusion du pilote y est pour quelque-chose. Plusieurs teasers alléchants ont assuré la promotion de la série durant tout l’été, des web-jeux pour internautes chevronnés ont alimenté le buzz et les plus impatients ont même pu voir les cinq premières minutes du pilote quelques jours avant le coup de feu.
C’est l’histoire d’une famille qui suite à des problèmes conjugaux, décide de déménager de Boston à Los Angeles, afin de recommencer une nouvelle vie. Ils achètent une ancienne maison rénovée pour une bouchée de pain, sachant pertinemment que les anciens propriétaires étaient décédés dans de terribles circonstances dans le sous-sol de leur nouvelle acquisition. Ils pensaient trouver la quiétude et pouvoir se reconstruire, mais rapidement des évènement inattendus surviennent…
La chaîne câblée FX (pour Fox Extended Network) a donc décidé d’investir dans cette série qui s’apparente clairement au film de genre, et à priori elle devrait s’adresser à un public cible plutôt restreint. Peu de séries se lancent dans le créneau de l’épouvante, et ceci malgré le récent succès de Walking Dead qui prouve qu’il y a un public conséquent et fidèle à combler. Mais American Horror Story (AHS) ne joue pas tout à fait dans cette catégorie, les réalisateurs ont préféré miser sur du spectacle grand public et se détacher volontairement d’une thématique pour geek hyper codifiée. Pas de mythologie trop complexe, il serait fâcheux de perdre le spectateur en route dans des ramifications trop complexes (Lost!!). Un rythme soutenu est d’entrée mis en place pour divertir et surprendre le spectateur, quitte à enchainer quelques scènes absurdes parfois hors contexte, mais qui contribuent toujours à mettre en place l’ambiance dérangeante, presque malsaine que dégage de la série. Là où AHS sort son épingle du jeu, est clairement dans les scènes à caractère sexuel qui font surface au milieu de cet univers plutôt morbide. La combinaison des deux éléments donne quelque-chose d’intéressant et d’original, bien que cet aspect soit peu développé. La série dérange par son ambiance, par quelques scènes un peu osées, sans pour autant dépasser les limites. AHS est en fait plutôt convenu, et passé la surprise des premiers épisodes, ont comprend rapidement la mécanique bien huilée de la série.
L’intérêt de la série réside avant tout dans ses personnages. Je ne parle pas de la famille qui s’installe dans la demeure, qui est d’ailleurs insipide et sans grand intérêt, mais principalement de tous les voisins et autres intervenants aussi étranges les uns que les autres, qui gravitent autour de la maison. Chaque début d’épisode débute par un flash back racontant un épisode tragique survenu entre les quatre murs de la maison, et raconte peu à peu l’histoire du lieu, tout en mettant en scène certains personnages qu’on retrouve également dans le présent…
Le scénario tient sur deux lignes et le fin mot de l’histoire nous importe peu finalement. Notre attention se porte clairement sur le passé de la maison et des personnages annexes qui ajoutent sans cesse de l’eau au moulin. Pour palier à ce manque évident de fond, il faut reconnaitre que AHS sait comment mettre en place les évènements pour nous divertir. Un rythme frénétique rondement mené nous happe, et malgré quelques aspects un peu forcés, il faut reconnaître que le contrat est rempli. Les épisodes défilent et on ne les voit pas passer, tant l’aspect addictif s’impose de lui-même.
A l’heure où j’écris ces lignes, la série est encore en cours de diffusion, et il a déjà été annoncé qu’elle sera renouvelée pour une deuxième saison. Difficile d’en tirer quelconque bilan, mais passé l’effet de surprise et une fois que la maison aura révélé son (ses?) secret, il ne restera hélas pas grand-chose. Les scénaristes devront redoubler d’imagination pour nous servir à nouveau quelque chose d’aussi bien emballé que cette première saison, qui vaut largement le coup d’œil.
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Auteur : Static
Rédacteur de 29 ans, un peu éparpillé mais surtout passionné.











Commentaires
The Dodô_Ône
30 novembre 2011Ah non ça, je peux pas regarder … Par contre touche pas à Lost !! lol
Static
30 novembre 2011Non mais c’était de manière ironique que je disais ça, c’est vrai que si on ne connait pas ma passion pour Lost, on pourrait croire le contraire!