L’histoire de Redford Stephens
Treizième album ! Le chiffre peut donner le tournis. Il s’agit effectivement d’une discographie qui commence à devenir « historique » pour les Roots. Avant la sortie, on nous parlait d’un concept album autour du personnage de Redford Stephens.
Concept ou pas, le tout est solide et parfaitement structuré. Il s’en dégage une mélancolie que même le moins anglophone de tous pourra capter. Les titres magnifiques s’enchainent et on pourrait à chaque piste en ressortir un titre fort comme « Lighthouse ».
Objectivement les potentiels « tubes » (pas au sens kitch du terme) se suivent (« One Time ») ou alors je suis très probablement supra-subjectif mais franchement on ne peut pas bouder notre plaisir sur cet album tel « I Remember ».
Ca faisait quelques années que j’écoutais de moins en moins de hip-hop et 2011 me réconcilie avec mes premiers amours. Il faudrait être sourd pour ne pas admettre la force de « The OtherSide ».
Cet album est une pépite qu’on doit apprendre à dompter car (moi le premier) il nécessite peut-être plusieurs écoutes pour ressentir le potentiel, un peu comme dans la construction de « Make My ».
En tout cas, comme le dit si bien Kinou sur Twitter : « Je ne vois pas l’intérêt des 4 derniers titres ». Ca restera le seul faux pas, sur des sonorités presque « BOesque » pour clôturer cette oeuvre cinématographique …
Spotify addict, série-phage, intensif Reeder et pignon fixe (@thedodoone).
Commentaires
Lionel Rudaz
21 décembre 2011C’est vrai qu’il déboîte carrément ce nouvel album des Roots. Personnellement, je suis pour qu’ils continuent à faire des albums courts et intenses. A première vue, il me plaît plus que le précédent et sur les 9 véritables morceaux, je ne jette rien et c’est difficile de faire sortir l’un ou l’autre du lot.
Bravo les Roots, chapeau bas pour cet album et pour leur constance et longivité!