Joseph Arthur, le sublime loser
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Joseph Arthur revient avec Graduation Ceremony et confirme un peu plus son statut de pop-folkeux-surdoué-et-injustement-méconnu.
Repéré et produit par Peter gabriel, assurant les 1ères parties de REM, repris par Coldplay et jouant dans un groupe avec Ben Harper, le tout accompagné d’une dizaine d’albums dessinant un style bien marqué où rien est à jeter. Et malgré ça, le gars reste dans l’ombre. Après s’être bien défoulé avec les Lonely Astronauts sur 2 albums plutôt rock, Joseph fait une pause musicale en solo.
Et quelle pause, même s’il nous avait toujours habitué à glisser une ou deux ballades par opus, c’est ici 12 titres acoustiques magnifiquement orchestrés que nous propose Arthur. Jamais triste même si l’envie de chialer nous frôle quelques fois, c’est le disque hivernal par excellence. Même lorsque les couplets semblent lourds ou banals il y a un refrain, un arrangement, une envolée qui sublime le titre et c’est là que le génie de Joseph opère. L’écoute de « Love never… » suffit pour saisir le talent du songwriter.
Voilà donc, un album de plus, le plus beau peut être, mais qui restera inexorablement dans l’ombre alors qu’il a la puissance d’un McRae. Pendant ce temps, en pleine lumière, REM se sépare, Coldplay nous sert de la soupe et Peter Gabriel est devenu chiant… Reste où tu es Joseph.
Medias
Moi quand j'entends l'intro de "Hey Joe" Oh je l'comprends mieux qu'aucun mot Et rien ne me met dans le même état Que la voix d'Aretha (@kinouzappa)