Bastian Baker, Swiss music knife
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C’est LE phénomène de cette année dans nos contrées helvétiques. Qui ça? Bastian Baker, 20 ans, la nouvelle star de la scène pop-folk en Suisse. Et devinez quoi: il s’aprête à traverser le Jura et à débarquer en France. Oui, après Stephan Eicher et Sens Unik, l’Hexagone va se faire inonder par un chanteur estampillé rouge à croix blanche. Retour sur une success story.
Fils de hockeyeur, Bastian Baker s’exprime plus avec des instruments qu’avec une crosse. Après des études de musique au conservatoire, il enchaîne les petits concerts et showcase, jusqu’à se faire remarquer par le programmateur du Caprice Festival de Crans-Montana. Ca marque le début d’une ascension irrésistible.
Dans la foulée, le Lausannois sort Lucky, un single dévastateur qui reste irrésistiblement dans la tête et donne la pâche toute la journée. La formule est trouvée et plus rien ne peut l’arrêter: concert au Montreux Jazz (en off), puis préparation de son premier album Tomorrow may not be better. On ne change pas une équipe qui gagne et le jeune homme garde la recette qui a fait son succès: des mélodies entraînantes ou mélancoliques avec sa guitare et des paroles tantôt joyeuses, tantôt sombres, avec une part d’autobiographie que l’on ne saurait ignorer.
Ses détracteurs lui colleront une étiquette de chanteur à minettes. Lorsque c’est fait comme cela, je veux bien m’acheter une Fiat 500, la peindre en rose, y ajouter un auto-collant Hello Kitty et écouter en boucle cet album. Si vous ne me croyez pas, rendez-vous chez votre discaire ou sur votre service de streaming préféré (pour ma part Spotify), pressez Play et jetez une oreille sur le titre éponyme, I’d sing for you, Colorful Hospital ou Song about a priest.
En définitive, vous l’aurez compris, je suis un grand fan de Monsieur Baker et je lui souhaite tout le succès commercial qu’il mérite. Cela pourra permettre peut-être à d’autres groupes de l’excellente scène pop, rock et folk suisse de s’ouvrir un peu plus vers ses voisins.
Medias
Rédacteur en chef et créateur de PIMPlemousse. Musicovore sur Spotify, un écran toujours sous les yeux, connecté en permanence et tiki taka. Suivez-moi sur Twitter: @lionelrudaz
Commentaires
The Dodô_Ône
2 décembre 2011Mais pas dispo (encore) en France …
Lionel Rudaz
2 décembre 2011J’espère que ça va venir prochainement. Tu me tiendras au courant. En attendant, j’ai ajouté un autre extrait grâce à Youtube.
Zeblaze
3 décembre 2011J’ai eu la chance d’écouter Bastian quelques jours avant la sortie de son album, par hasard au King Size à Lausanne.. Je n’avais d’ailleurs pas compris tout de suite pourquoi il y avait autant de jeunes filles dans ce bar à nerds. Très « low-profile », super sympa, il est sur scène avec une simplicité déconcertante, une voix chaude et déjà mature, des mélodies réellement entraînantes sans tomber dans la guimauve et le miel et les abeilles. Un futur tout grand ce Baker, moi j’en fais le pari !
Static
3 décembre 2011Sur sa page FB on voit qu’il like Martina Topley-Bird: vendu! C’est où qu’on signe pour la Baker mania?
Bibou
6 décembre 2011@ Static, si tu regardes bien, Martina Topley-Bird est même guest-star dans le clip de Bastian Baker ! Voici le making of d’une séquence de ce clip : http://www.youtube.com/lv6a
Static
6 décembre 2011Mais, mais oui t’as raison! Qu’est-ce qu’elle fait là? O__O
On dirait que c’est sur le Léman en plus.
Lionel Rudaz
7 décembre 2011Mais c’est clair que c’est le Léman. Je voulais le mentionner dans mon article, mais le clip mélange très habilement des images de New York (du moins je crois) et de chez nous (à vue de nez, Montreux ou Morges)