Two Days In New York, le choc des cultures
Après un échec amoureux, Marion (Julie Delpy) s’installe à New York où elle elle rencontre Mingus (Chris Rock), un animateur de radio locale avec qui c’est rapidement le coup de foudre. Après six mois de fréquentation ils emménagent ensemble avec leurs enfants respectifs issus de mariages antérieurs. Leur vie paisible sera chamboulée le jour où la famille de Marion débarque à New-York, pour une visite express qui ne sera pas de tout repos!
Son père, sa sœur et son petit copain (qui est en fait l’ex de Marion et qui n’était pas prévu du tout) vont perturber leur quotidien paisible. Marion va devoir jongler entre son copain, son fils, sa famille, son ex et une exposition qu’elle inaugure le même week end. Je vous laisse imaginer les possibilités que tout ce beau monde nous offre.
Two Days In New York fait suite à Two Days In Paris, également réalisé par Julie Delpy. On y retrouve d’ailleurs plusieurs acteurs en commun, comme Albert Delpy (son père à l’écran et dans la vie), ainsi que Alexia Landeau (la soeur) et Alex Nahon (l’ex), qui co-écrivent à nouveau ce deuxième volet.
Nous avons ici une comédie basée sur le choc des cultures, les décalages générationnels et culturels, dans le milieu bobo New-Yorkais. Julie Delpy (également réalisatrice) se moque des français autant que des américains, quitte à mettre en place quelques éléments caricaturaux, mais qui n’en restent pas moins cocasses et réalistes.
Au-delà du fait d’être bien écrit, Two Days In New York séduit par son intimisme. On a une réelle impression d’immersion au cœur de cette famille hétéroclite. Le mélange entre comédie américaine et française (même si l’hexagone tire la couverture en son sens) est une bonne idée et c’est plutôt bien réalisé. On assiste à quelque-chose de rarement vu, où on passe du français à l’anglais d’un moment à l’autre, avec tous les quiproquos que cela peut impliquer, tout les protagonistes ne parlant pas les deux langues.
Autre point fort, le rythme. Le film est parfaitement rythmé, on n’a pas le temps de se souffler tant les événement s’enchaînent avec fluidité et s’entrecoupent remarquablement. Le jeu des acteurs est lui aussi à la hauteur, chacun tient son rôle et on y croit de bout en bout.
Évidemment, ces personnages un peu caricaturaux peuvent sembler irréels ou agacer, mais leur cohabitation rend le film d’autant plus pétillant. Two Days In New York est juste la comédie grand public que tout réalisateur devrait espérer réaliser un jour. Une comédie originale, un brin audacieuse, qui nous arrose d’une bonne dose de fraîcheur.

