Leo et Clint font la paire pour raconter la vie de J. Edgar Hoover
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Dans la vie, il y a des valeurs sures, vers lesquelles on peut toujours se réfugier. Chez moi, elles peuvent être incarnées par les Roots, Common, Apple, le Barça, les Adidas Predator, le tournedos de boeuf et le Rhum-Coca. Quand il s’agit de se plonger dans une salle obscure, Clint Eastwood et Leonardo Di Caprio en font partie. Ces deux géants du septième art débarquent sur nos écrans pour nous narrer la vie de J. Edgar Hoover, feu directeur du Federal Bureau of Investigation, le célèbre FBI.
Lausanne, samedi soir, je suis relativement étonné de la très bonne affluence. A 21h15, en V.O. et au prix de la place (CHF 18.50 = €15.30, ça pique), la présence en masse du public me surprend. Néanmoins, le film a très bonne presse et est propulsé par deux locomotives nommées Clint et Leo. J’admets que mon côté élitiste s’est trouvé rassuré. Il est toujours possible d’attirer le peuple pour voir du cinéma de qualité. Première bonne note!
Après les sempiternelles bandes-annonces et publicités, le film commence. Di Caprio est vieilli et nous présente un Hoover qui souhaite laisser une trace. La trame est connue, Eastwood maîtrise cela à merveille. Pendant 2h15, c’est une autobiographie de l’ancien patron du FBI qui nous est racontée à la première personne. Hoover prend ainsi le temps d’expliquer ses débuts au département de la justice, la création du FBI, l’éternelle remise en cause dont il fait l’objet et ses relations tumultueuses avec les monstres politiques de l’époque.
Point crucial de la montée en puissance du FBI, l’organisation de l’information par la création de fiches, auxquelles Hoover était très attaché. Celui-ci est dépeint comme un radical, maniaque, obsédé par la justice et l’ordre, au point d’en ignorer sa vie privée.
Di Caprio nous mène donc pendant plus de deux heures sur les traces d’un homme pour le moins atypique, toujours dans le coeur de la polémique, dur et maniaque, mais fidèle jusqu’au bout de sa vie à ses proches, lui donnant une face des plus touchantes. Leo est également bien entouré, puisque le reste du casting est excellent, notamment Armie Hammer et Naomi Watts, et de nombreux seconds rôles sont incarnés par des têtes connues.
Au final, Clint Eastwood réussit son coup et arrive à retranscrire la complexité de la vie de Hoover à la perfection, m’offrant mon premier coup de coeur cinématographique de 2012.
Rédacteur en chef et créateur de PIMPlemousse. Musicovore sur Spotify, un écran toujours sous les yeux, connecté en permanence et tiki taka. Suivez-moi sur Twitter: @lionelrudaz
Commentaires
Duppy
19 février 2012Clint Eastwood fait également partie de mes valeurs sures, j’aime son classicisme, sa simplicité. C’est un vrai conteur d’histoires.
Ce qui n’empêche que j’ai trouvé ce film ennuyeux au possible : une véritable purge. Certes, ce qu’il raconte est intéressant, mais la vision de ce vieux bonhomme, homo refoulé et triplement frustré par sa mère castratrice et sa vieille secrétaire à vie, pfff !!! C’est lourdingue, lent, ça sent la mort, un peu comme le visage vieilli de son bras droit, irréel et ma foi assez ridicule.